L’échelle des anges – 0 –

Il n’y a pas de hiérarchie plus impitoyable
qu’au dernier barreau de l’échelle.

L’œil naïf croit y voir

dernier étage       la plateforme qui surplombe le monde
d’une horizontalité parfaite matérialisant
l’égalité absolue de tous ceux qui l’on atteinte
et qui l’habitent exclusivement
même lorsqu’ils paraissent se hasarder aux échelons inférieurs
alors même que les castes y sont
plus que partout ailleurs
d’une précision et d’un poids absolus

Leur contour a simplement disparu du visible
et
chez chacun de ceux qui résident en cette extrémité de tout
le calcaire a envahit le sang et les chairs
l’être y est transformé en pierre.

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Le premier qui dit …

Michel H

Qui osera faire remarquer qu’une partie de ce que présente Michel H dans son livre
où il dit s’être lui même soumis à son personnage,
à sa plume
au livre qui s’écrivait sous lui
qu’une partie donc de ce qu’il raconte ou conte
se réalise sous nos yeux.

Michel H

Il était triste ce Michel H. lorsqu’il présentait ses feuilles
à un journaliste qui disait s’inquiéter pour notre monde
(alors qu’il ne s’inquiétait que du sien)
Il était triste d’une tristesse grise comme le sel mélangé à la neige
ce sel qui n’ira jamais relever un plat, mais salira les noces de l’hiver et de la terre.
Il était triste
notamment parce que « c’est dur de vivre sans dieu »
et parce que lui, comme son héro sans héroïsme
« n’avait pas d’Israël » pour s’y réfugier

Michel H

Mais
silence radio
il ne faudrait pas que ce livre se vende
il pourrait faire plus de mal … qu’une caricature.

Michel H

 _________

Note : Je n’ai pas lu le roman, pas plus que le libraire chez lequel je l’ai acheté pour quelqu’un
ce quelqu’un qui m’a dit de ce livre – lu en quelques heures – qu’il était intéressant.

De quoi ajouter encore à la tristesse de Michel H.