Pluie – [chanson]

(Enregistrement avec les petits moyens du bord … a besoin de volume)


 

Je te cherche … tu me vois
Je te doute … tu me crois
Donne tes yeux … et prends ma voix
Prends nous deux … donne nous trois

[silence]

Sur ce chemin qui ondule regarde là-bas
Ce petit enfant ridicule … je crois que c’est moi
Qui grandit qui grandit qui grandit ….

[silence]

Je te cherche … tu me vois
Je te doute … tu me crois
Donne tes yeux … et prends ma voix
Prends nous deux … donne nous trois

[silence]

Ce soir c’est notre pluie qui tombe sur notre vie
Ce soir c’est notre pluie qui tombe sur notre lit

plic ploc plic ploc plic ploc plic
sur les fleurs de notre lit
plic ploc plic ploc plic ploc plic
sur les fleurs de notre vie

Ce soir c’est notre pluie qui tombe sur notre vie

[silence]

Je te cherche … tu me vois
Je te doute … tu me crois
Donne tes yeux … et prends ma voix
Prends nous deux … donne nous trois

[silence]

Et cette eau qui coule  le  long de mon visage
et cette eau qui coule c’est ton rire

C’est ton rire et c’est ta joie
C’est mon rire et c’est ta joie
C’est ton rire et c’est ma joie
C’est mon rire et c’est ma joie

Je te cherche … tu me vois

Je te doute … tu me crois

Et cette eau qui coule  le  long de mon visage
et cette eau qui coule c’est ton rire

[silence]

Donne tes yeux … et prends ma voix
Prends nous deux … donne nous trois
Je te cherche … tu me vois
Je te doute … tu me crois

[silence]

Vient plus près écoute la pluie
approche écouter ma pluie

Prends nous à deux … donne nous à trois
Prends nous à deux … donne nous à trois

Vient plus près écouter la pluie
Vient plus près écouter ma pluie.

 

 

La première porte

Plein en toi, plein hors de toi et rien d’autre.

C’est ce que tu croyais alors, baignant dans une mer chaude et nourricière, perdu dans l’être de ton être et de ce qui le contenait, ignorant tout de tes contours dans un monde où tu étais à la fois la créature et son dieu.

le criJusqu’à cet instant où ce plein s’est ouvert, le plein hors de toi, qui te jetait hors de lui.

Instant panique où tout s’ouvrait en toi et hors de toi. A commencer par ce qui jeta ton premier geste sur ce monde, l’expression de ta frayeur.
Peu à peu des formes apparaissaient, te soutenaient, te meurtrissait parfois, te caressaient aussi. Progressivement, tout comme tu appris à te servir de ta bouche et de ta main, ces formes mouvantes, tu appris à les diriger, à les commander. Pour cela tu découvris la puissance et les modulations de l’air qu’on transforme en cri.