Lenturies LVIII

lenturies-lviii-image(Lélio Lacaille, lors d’une nuit passée dans une grotte, sur les hauts de Chamouse, à observer ses rêves tourner autour de son refuge comme des vautours au-dessus du cadavre d’un mouton, retrouva soudain en bouche le goût tendre et sucré du double silence, en même temps que ce parfum qui l’avait quitté le jour où il avait enterré son chat … à quelques pas de là.
C’est à cette occasion qu’il écrit ce quatrain des Lenturies dont le numéro s’est perdu . Il lui en  donc été attribué un au hasard*

lenturies-lviii-cahier


 

En vol

 

_______

* « ….. » & « ….. »

** Au moyen d’une formule prenant en compte le nombre de mots du quatrain et qui n’a pas été retenue.


Le zéro du numeux s’emplira de lumière
tandis que toute poche se trouvera vidée
son contenu coulant comme miel échauffé
appelé d’une voix toute gorgée de terre.

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Une réflexion sur “Lenturies LVIII

  1. Voilà longtemps déjà que je ne m’étais plus égaré dans les dédales de tes écourcis, Lelio ! Ecourcis et non décourcis, parce que les hapax que tu emploies sont lumineux. « le numeux », entre numineux, lumineux, et brumeux, fumeux… Quant à « vidée », j’avais lu: « violée ». J’aime beaucoup « la voix toute gorgée de terre » ainsi que « le miel échauffé ». Ça nettoie, ça rafraîchit comme de la neige. Merci.

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