je lis « Asile » – avec les mots de Maryse Hache et la mémoire de l’oeil de Tina Kazakhishvili

Je lis
[par minuscules gorgées de texte
et regards espacés sur les photographies
parce que tout y est si dense que
ces petites goulées suffisent à me submerger pour quelque temps]
je lis « Asile ».

Avec les mots de Maryse Hache et la mémoire de l’oeil de Tina Kazakhishvili
(http://www.publie.net/livre/asile/)

La phrase de Maryse Hache, (sans lame à trancher le flots des mots*) mêle et fond les extérieurs et intérieurs des âmes et des choses, tant des personnages qui habitent cet asile, que de ceux (les auteurs) qui traversent pour un temps leurs espaces de vie
et cette phrase (me) touche souvent presque par surprise. Comme ici par exemple
« ce drap ça contient mon corps qu’il aille pas s’éparpiller »
(…a réveillé le drap de ma peau et lui a fait frisson)

Les photographies de Tina Kazakhishvili, m’ont évoqué les clichés pris d’un autre univers, dense en noirs et blancs, en personnages recroquevillés, en lieu qui serrent l’âme.
Les photos de Renée Taesch dans « Portrait de groupe avant démolition ». (voir quelques images ici http://www.solest.com/galerie/taesch.html les textes sont de Denis Robert)
Même proximité, même pudeur, simplicité du regard, même confiance de celui dont on immobilise la présence.

Je lis « Asile » et je suis enchanté d’un sort qui touche autant mon corps
[qui inconsciemment se recroqueville à la vue d’une image, ou à la lecture des mots]
que mon esprit
[ivre, touché par le vertige – parce que cet abîme est proche … bien plus proche qu’il n’y parait.]

Lisez « Asile » vous en reviendrez plus humain

eux aussi.

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* Maryse Hache écrit sans ponctuation

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